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LIGNES • VERS LA VICTOIRE... CHRONOLOGIE DE JANVIER À DÉCEMBRE 1918
1918
JANVIER

On leva plus de 600 000 hommes
dans l’Empire français...

JUILLET La crise financière des Réseaux...
FÉVRIER Les chemins de fer entrent dans
la Première Guerre Mondiale...
AOÛT L'ALVF...
MARS Les trains de permissionnaires
en octobre 1917...
SEPTEMBRE Du rôle militaire des chemins de fer...
AVRIL La crise d’après-guerre des
chemins de fer français et ses effets...
OCTOBRE Personnels et matériels américains (1917-1919)...
MAI Les trains sanitaires... NOVEMBRE 11 novembre...
JUIN Les prisonniers de guerre... DÉCEMBRE Les lendemains : reconstruction et projets...
LE FRONT OCCIDENTAL 1914 - 1918
 

1918 • VERS LA VICTOIRE...

“ Ce n'est pas une génération qui a péri, c'est une atmosphère, une inspiration, un élan vital ”
(Sir Lewis Bernstein Namier)

Conséquences de quatre années de combats effroyables :

  • Un désastre démographique : dix millions de morts dont - pour les pays ayant dépassé le million de morts - plus de deux millions pour l'Allemagne, 1 700 000 pour la Russie sans compter les victimes de la guerre civile, des épidémies et de la famine soit huit million au total, 1 500 000 pour l'Autriche-Hongrie, 1 400 000 pour la France avec pour conséquence des sociétés européennes ébranlées suite à la disparition d'hommes de vingt à quarante ans ;
  • Un nouvel ordre mondial lié à l'affaiblissement européen, aux bouleversements économiques, politiques et sociétaux conséquences, notamment, du déclin du monde rural, du triomphe de l'industrie et du rôle de l'État.

Et, dans le domaine des transports :

  • La guerre a démontré la première importance des transports routiers. Le Service Automobile des Armées possédait, au début de la guerre, 6 000 à 7 000 véhicules contre 95 000 fin 1918 (en août 1914 : matériel transporté 18 000 tonnes et hommes transportés 14 000 contre, en octobre 1918, respectivement 900 000 tonnes et 1 200 000 y compris les blessés) et les potentialités de l'aviation tant militaire (au début du conflit : 21 escadrilles dotées de 4 à 5 appareils au maximum contre, en juin 1918, 5 130 avions de chasse, 4 504 avions de corps d'armée, 2 383 avions de bombardement,...) que civile (dès le 9 février 1919 : premier voyage de l'Aérobus Farman entre Paris et Londres avec 12 passagers et un départ de Buc à 11:55 pour une arrivée à Kenley à 14:35. 10 février 1919 : vol Villacoublay-Bruxelles en 2 HH ¾ par CAUDRON type C-23 emportant 8 passagers) ;
  • Pour les chemins de fer français la prééminence du rail ne sera plus qu'un souvenir et le conflit se traduit par l'anéantissement du réseau du Nord (voir LA SITUATION DU RÉSEAU DU NORD PAR PAUL-ÉMILE JAVARY). Face à la concurrence routière et - dans une moindre mesure - aérienne, l'après-guerre sera une période de difficultés chroniques malgré la Convention de 1921, la réduction des dépenses des Réseaux, l'ajustement des tarifs voyageurs, la révision du programme des lignes nouvelles, l'extension de la traction électrique sur les grandes artères et la simplification des méthodes d'exploitation sur les petites lignes par “ un large emploi de l'automobile ”.
SOURCES