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LIGNES • PARIS-EST • " DÉPART POUR LE FRONT " D'ALBERT HERTER
"DÉPART POUR LE FRONT" D'ALBERT HERTER
23/03/2008 • 09:30 • PARIS-EST (75) • 48° 52' 36" N , 02° 21' 34" E
AMBIANCE DE GUERRE À LA GARE DE L'EST
LA GARE DE L'EST PENDANT LES HOSTILITÉS (CANTINE MILITAIRE, ENTRÉE EXPRESSÉMENT RÉSERVÉE AUX MILITAIRES, TAXIS RENAULT AG1 LANDAULET ("TAXIS DE LA MARNE"
PARIS-EST (75) • 48° 52' 36" N , 02° 21' 34" E
   Installé dans le hall de la gare de l'Est depuis 1926, ce tableau est l'œuvre du peintre américain Albert Herter (1871-1950) qui l'avait offert à la Compagnie de l'Est lors d'une cérémonie réunissant Myron Timothy Herrick, ambassadeur des États-Unis, les ministres de la Guerre et des Travaux Publics et le Maréchal Joffre.

   Cette composition - réalisée en mémoire de son fils tombé glorieusement 13 juin 1918 au Bois Belleau devant Château-Thierry - illustre le départ des soldats en août 1914.

   Au centre, le fils d'Albert Herter est représenté brandissant un fusil et un képi, à gauche, sa mère est vêtue d'un châle blanc et, à droite, le peintre portant un bouquet de fleurs.

   Le matériel roulant, identifié par Gérard Couderc de l'Association Française des Amis des Chemins de Fer (AFAC) comprend :
  • la voiture 3700 appartenant à la série Cpy type 1907 de la série 3689 à 3728;
  • la voiture de droite correspond à une reconstruction au titre du "Ministère des Travaux Publics" réalisée en 1922-1923.

Fresque d'Albert Herter à la gare de l'Est à Paris
Sénat — 13ème législature
Question écrite n° 01422 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI)
publiée dans le JO Sénat du 09/08/2007 - page 1 405

   “ M. Jean Louis Masson attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur le fait que suite à la mise en service du TGV-Est, la gare de l'Est à Paris a été complètement restructurée. Or, cette gare comportait une très grande fresque signée Albert Herter, laquelle est située dans le hall des départs et avait été offerte par le peintre en souvenir de son fils mort pour la France pendant la Première guerre mondiale. Cette fresque ou peinture est intitulée « Le départ des Poilus ». Elle avait été inaugurée en 1926 en présence du ministre de la Guerre et du maréchal Joffre. Or, il semblerait que suite aux travaux, la toile ait été roulée pour être rangée et envoyée dans une réserve à Mulhouse. Eu égard à la dimension symbolique incontestable de cette toile, il souhaiterait qu'elle lui indique quelles sont les intentions définitives des pouvoirs publics pour sa conservation. Il lui demande notamment dans quelles conditions ladite toile réintégrera son emplacement normal dans la gare de l'Est, ce qui témoignera ainsi d'un respect pour le passé historique des régions de l'Est de la France. ”

Réponse du Ministère de la culture et de la communication
publiée dans le JO Sénat du 22/11/2007 - page 2 135

   “ La toile intitulée Le Départ des combattants de la gare de l'Est le 2 août 1914 offerte à la France par le peintre américain Albert Herter à la mémoire de son fils tombé au champ d'honneur en 1918 à Château-Thierry a bien été déposée, roulée puis entreposée à la cité du train-musée du chemin de fer à Mulhouse lors des travaux de restructuration de la gare de l'Est en vue de l'arrivée du train à grande vitesse. La restauration et la repose de cette toile sont programmées et figurent explicitement dans le permis de construire. À cette fin, l'agence des gares de la SNCF, maître d'œuvre, a fait établir des devis comparatifs relatifs à l'opération de restauration. Les délais nécessaires à l'analyse des devis, au choix d'une entreprise chargée de la restauration et à l'engagement financier de la SNCF, devraient impliquer un commencement des travaux sur cette œuvre au mois de décembre 2007 pour aboutir à une remise en place prévisionnelle de l'œuvre au cours du troisième trimestre 2008. Il est en outre envisagé d'exposer cette fresque dans un emplacement plus approprié, comme l'a indiqué Guillaume Pépy, directeur général de la SNCF, dans un communiqué de presse paru le 21 août 2007. En effet, dans son dernier emplacement, cette toile reposait sur les chapiteaux des grandes arcades et occultait la partie basse des fenêtres hautes qui s'y trouvent. Cette exposition n'étant pas très convaincante, l'accrochage ne saurait être identique à celui de 1931, sur le quai de tête ou transversal, puisqu'une grosse poutre métallique fait obstacle et que le voisinage de la signalétique et de la publicité ne lui assure plus un cadre en rapport avec la solennité et la gravité du sujet. ”

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