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LIGNES • LES CHEMINS DE FER À PARIS ≡ LA GARE DE L'OUEST (RIVE DROITE) EN 1868 PAR MAXIME DU CAMP ≡ INDEX

Après moins d'un demi-siècle d'exploitation des chemins de fer en France - la concession attribuée aux frères Seguin de la ligne de Saint-Étienne à Lyon date 7 juin 1826 et la ligne fut ouverte de 1830 à 1832 - le texte de Maxime Du Camp “ Les Chemins de Fer à Paris - La Gare de l'Ouest (Rive droite) en 1868 ” paru dans la livraison du 1er mars 1868 de la Revue des Deux Mondes - la plus ancienne publication littéraire mensuelle française créée le 1er août 1829 - présente un grand intérêt à la fois pour la description des transports antérieurement à l'apparition des chemins de fer et pour leur situation au terme du Second Empire.

Ces pages seront reprises dans “ Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie ” paru de 1869 à 1875 (6 volumes).

L'orthographe du texte a été conservée.

I Pendant longtemps, on ne put voyager en France qu'à pied ou à cheval, et la voiture faisant de longs trajets est une invention relativement moderne...
II La France a été lente, très lente à accepter franchement les chemins de fer...
III L'invention devait avoir d'incalculables conséquences ; mais le plus difficile restait à faire...
IV À mesure que le réseau s’étendait et se complétait, on reconnaissait les nombreux inconvéniens qu’offraient dans la pratique de l’exploitation le morcellement des concessions...
V La partie de la gare réservée au public, partie extérieure, est sans cesse dans une animation excessive. Ce qui s'y passe, chacun le sait : on prend un billet, on fait peser et inscrire son bagage...
VI Lorsque, tournant le dos au souterrain à triple tunnel qui passe sous le boulevard des Batignolles, on aperçoit l'ensemble de la gare, on reconnaît qu'elle a presque la forme d'une immense mandoline dont les rails seraient les cordes...
VII Pour des motifs que les droits d'octroi suffiraient seuls à expliquer, la gare de marchandises des chemins de fer de l'Ouest est située hors Paris, au-delà de l'enceinte des fortifications...
VIII Tout mécanicien, tout chauffeur est pourvu d'un livret de dimensions calculées pour entrer facilement dans une poche, imprimé en gros caractères et divisé en trois chapitres comprenant les attributions et la responsabilité, les mesures de sûreté, les mesures d'ordre...
IX En échange des concessions faites aux compagnies, l'état leur impose un cahier des charges, dont la rigoureuse exécution est surveillée par un commissaire spécial. Ce cahier fixe la direction, la largeur de la voie, le nombre de stations, détermine le nombre de wagons qui composent un train...
X Quant aux accidens, c'est moins la fréquence que la gravité, parfois excessive, qu'ils présentent, qui met la population en rumeur et jette dans son esprit un trouble que traduisent les exigences les plus folles...
XI Un crime, celui de M. Poinsot sous les coups de l'insaisissable Jude, a causé aussi une profonde émotion. Tout de suite on a réclamé pour les voyageurs le droit de pouvoir au besoin faire arrêter le convoi. Cela est absolument inadmissible...